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AM 445 - Histoire de la Maison de NOEUFEGLISE voire NEUVÉGLISE ou NOEUVÉGLISE en Artois et en Picardie

par Michel CHAMPAGNE

L’origine des Noeuveglise ou Neufeglise du Haut-Pays est difficile à établir car la présence du patronyme est attestée dès les premiers temps de la féodalité en Flandre et dans le Nord de l’Artois ; les premiers membres tirent leur nom du village éponyme situé en châtellenie de Bailleul ; ils sont bien implantés dans le pays de Lalloeu dès le 14e siècle. Dans la seconde moitié du 16e siècle Louis (II) de Noeufeglise s’allie à la famille du seigneur de Willeman et devient receveur de la seigneurie de Monchy-Cayeux.

L’essentiel de notre étude est consacré aux souches de Canlers et de Verchin connues respectivement dès le 15 et 16e siècles. Les Neuféglise de Canlers constituent d’emblée une des familles notables du village, possédant plusieurs petits fiefs, exerçant les plus hautes responsabilités au sein de la communauté comme marguillier ou encore bailli seigneurial ; ses membres se font inhumer dans l’église.

Dans leur descendance figurent les baillis de la seigneurie des religieuses d’Étrun à Fruges, les baillis de l’abbaye d’Auchy à Verchin, la branche seigneuriale de Rougy et Grugilliers à Lisbourg. Ils s’allient avec les familles les plus en vue de Fruges, les Dautremer ; les Ducatel, riches marchands ; les Courtois, Guilluy et Alexandre, notaires de Fruges ; les Laisné ; les Delehelle, de Saint-Pol ; les Coulogne du Quesnoy-en-Artois ; on rencontre plusieurs prêtres qui exercent leur ministère à Lozinghem, Rollancourt, Sus-Saint-Léger, et un personnage hors du commun Marc de Noeuféglise, seigneur de Rougy, qui est condamné à cinq années de galères peu avant 1679 ; s’étant évadé de prison il prend la qualité de garde du corps de son altesse d’Elbeuf pour éviter d’être repris. Après plusieurs rebondissements, quelques actes de malveillance auprès de la population de Lisbourg et de nouveaux procès, le roi le condamne à dix ans de service à accomplir en son armée dans la compagnie du chevalier de Guénégand en mai 1684.

Une branche de la famille s’installe en Picardie à la fin du 17e siècle avec Anthoine Neuvéglise qui devient maître de poste à Bernay-en-Ponthieu, relais essentiel dans la liaison entre Boulogne et Abbeville. Il sera à l’origine de presque tous les Neuvéglise picards rencontrés dans les textes des 18e et 19e siècles.

Les Neuvéglise de Verchin offrent un profil assez comparable. Sous l’ancien régime ils sont inhumés dans l’église ; ils fournissent des lieutenants et baillis seigneuriaux, des curés aux paroisses de Gennes-Ivergny, Parenty, Bailleul-lès-Pernes, des maires aux communes de Boubers et Valhuon, et des hommes de loi ; parmi leurs alliances on relève les Le Teneur, sieurs du Biez à Lisbourg ; Mordas, famille de chirurgiens ; Delobel, famille de brasseurs ; Desgrousilliers, d’Ambricourt ; Baudry, de Lisbourg ; Cappe de Baillon ; Martin, de Croix-en-Ternois ; Souillart, de Verchin ; de Wandonne, famille des châtelains de Verchin ; Lanne (de la famille d’Emmanuel Lanne de Beaurietz, adjoint du ministre de l’Intérieur en mai 1794), Labre (de la famille de Saint Benoît Labre).

L’ouvrage est clôturé par une table des illustrations et un index des principaux patronymes.

publié sous la référence AM 445




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